3 techniques pour sortir de sa zone de confort
On serait tenté de se demander mais pourquoi devrais-je sortir de ma zone de confort ? Après tout, le mot « confort » semble indiquer quelque chose d’agréable. Et pourtant… Cette zone n’est pas toujours aussi confortable qu’elle en a l’air.
Ce qu’on appelle aujourd’hui une zone de confort s’apparente davantage à une zone d’habitudes. On y reste, non pas parce qu’on s’y sent pleinement épanoui, mais parce qu’elle est familière, prévisible et qu’en sortir implique de faire face à l’inconnu.
Le paradoxe, c’est que cette « zone de confort » cache souvent un profond inconfort, une insatisfaction continue que l’on préfère ignorer plutôt que d’affronter la peur du changement.
Mais alors comment faire ? Comment surmonter cette peur de l’inconnu et atteindre les objectifs de vie que l’on s’était fixés ?
Pourquoi et comment notre cerveau nous incite à rester dans notre zone de confort ?
Le cerveau, une machine à éviter le danger
Notre cerveau est doté d’un mécanisme dit “ancestral” qui consiste à éviter le danger afin de privilégier notre sécurité et notre survie : c’est ce qu’on appelle le biais de négativité.
Cet instinct de survie, qui date de la préhistoire, nous permettaient à l’époque, d’identifier et d’éviter les dangers pour survivre (prédateurs, environnements hostiles, manque de ressources…)
En effet, à cette époque, un mauvais choix pourrait se révéler fatal. C’est pourquoi le cerveau donnait beaucoup plus de poids aux menaces qu’aux opportunités.
Le problème est que ce mécanisme nous pousse encore aujourd’hui à privilégier la sécurité et éviter l’inconnu, même lorsque le danger n’est plus réel.
Ainsi, l’inconnu est perçu par le cerveau comme une menace potentielle déclenchant une réaction automatique et involontaire de stress.
Lorsque vous hésitez par exemple à essayer une nouvelle activité, vous vous trouvez exactement dans cette situation. La peur de l’inconnu vous empêche d’aller au bout de votre envie.
💡Exercice : La prochaine fois que cela se produit, demandez-vous : suis-je réellement en danger ou est-ce une crainte irrationnelle ? Que peut-il se passer si j’ose agir ?
L’amygdale et la peur du changement
L’amygdale est la grande responsable de la peur du changement. Cette structure cérébrale a pour rôle de détecter toute situation incertaine et d’envoyer un signal d’alerte au cerveau. Ce mécanisme entraîne alors une montée d’anxiété, de l’hésitation, voire un comportement d’évitement.
C’est ainsi que l’on peut rester bloqué dans des situations familières, même lorsqu’elles sont inconfortables, comme une relation toxique par exemple.
En effet, même si une situation est désagréable, le cerveau préfère s’y accrocher parce qu’elle est prévisible et maîtrisée. À l’inverse, l’inconnu, bien qu’il puisse offrir une opportunité d’amélioration, est perçu comme un risque à éviter.
💡 Exercice :
- Remémorez-vous une situation où l’anxiété vous a empêché de prendre une décision.
- Essayez de noter les sensations physiques et les émotions ressenties à ce moment-là.
- Imaginez comment vous auriez réagi sans ce signal d’alerte : quelle action aurait été possible ?
Nos croyances limitantes : des barrières auto-imposées
Les croyances limitantes trouvent leur origine dans notre éducation, nos expériences passées et les discours internes que nous nous répétons inconsciemment. Elles s’installent progressivement et finissent par façonner notre perception de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.
Par exemple, des pensées comme « Je ne suis pas à la hauteur », « Ce n’est pas fait pour moi » ou encore « J’ai toujours été comme ça » deviennent des vérités subjectives qui influencent nos comportements. En intégrant ces croyances, nous nous enfermons dans un schéma où nous évitons certaines situations, persuadés qu’elles sont hors de notre portée. Ce mécanisme renforce un cercle vicieux : plus nous nous abstenons d’agir, plus nous validons ces idées limitantes, et plus elles s’ancrent profondément en nous, nous empêchant ainsi d’explorer notre véritable potentiel.

💡 Exercice :
- Noter 3 croyances limitantes que l’on a sur soi-même.
- Demandez-vous : d’où viennent-elles ? Qui ou quoi les a influencées ?
- Reformulez ces croyances en affirmations positives et réalistes.
L’habitude : un confort trompeur
Les habitudes jouent un rôle essentiel dans notre fonctionnement quotidien : elles permettent de réduire la charge mentale en automatisant certaines actions, ce qui constitue une véritable économie d’énergie cognitive.
Cependant, ce mécanisme, bien qu’utile, peut aussi devenir un piège. À force de répéter les mêmes schémas, on risque de s’enfermer dans une routine qui ne nous satisfait plus, simplement par facilité ou par peur du changement.
Ainsi, il devient plus simple de ne pas remettre en question son environnement, d’éviter les nouvelles expériences ou encore de s’accrocher à un quotidien qui, pourtant, ne nous correspond plus. Ce confort apparent masque alors une forme d’inertie qui freine toute évolution.
💡 Exercice :
- Imaginez une petite action pour la modifier et testez une alternative.
- Identifiez une habitude qui vous empêche d’évoluer.
- En quoi cette habitude est-elle rassurante ? Quels en sont les inconvénients ?
3 techniques pour se challenger progressivement et élargir sa zone de confort
La technique des micro-défis
Changer ses habitudes ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut avancer par petites étapes afin de sortir progressivement de sa zone de confort, sans brusquer son cerveau. Peu importe le défi que vous choisissez, l’important est de donner le meilleur de soi-même.
💡 Exercice : le défi progressif
- Identifiez une peur ou une situation inconfortable : pensez à une chose que vous aimeriez faire, mais qui vous bloque. Par exemple, parler en public, prendre la parole en réunion…
- Découpez cette peur en petites étapes accessibles : si l’idée de faire une présentation devant 50 personnes vous paralyse, commencez plus petit. Un premier pas pourrait être de poser une question en réunion, puis d’exprimer une opinion en petit comité, avant de vous lancer dans une mini-présentation.
- Fixez-vous un premier micro-défi pour cette semaine : choisissez une action que vous pouvez réaliser dès maintenant et engagez-vous à la faire. Plus c’est simple, mieux c’est !
- Célébrez chaque avancée : après chaque réussite, prenez un instant pour ressentir la fierté d’avoir dépassé un blocage. Vous pouvez même noter vos progrès pour mesurer à quel point vous avancez !
L’exposition progressive
Plus on évite une situation qui nous fait peur, plus cette peur grandit. L’exposition progressive, issue des thérapies cognitives, consiste à s’y confronter en douceur, étape par étape, pour s’y habituer et réduire l’anxiété.
💡 Exercice : l’exposition en douceur
- Choisissez une peur que vous évitez régulièrement : peut-être que vous craignez de dire non, d’engager une conversation avec un inconnu, ou encore d’exprimer une opinion impopulaire.
- Listez les niveaux d’exposition possibles, du plus simple au plus difficile : si vous avez peur d’aborder des gens, commencez par dire bonjour à un commerçant, puis engagez une conversation anodine, avant d’oser une discussion plus approfondie.
- Commencez par le niveau le plus facile : faites-le plusieurs fois jusqu’à ce que vous vous sentiez plus à l’aise. Une fois cette étape maîtrisée, passez à la suivante.
- Observez votre réaction et ajustez si besoin : si une étape vous semble trop difficile, ralentissez. L’idée est d’avancer à votre rythme sans forcer.
L’ancrage positif
Votre cerveau fonctionne par associations. Une expérience stressante peut être désamorcée si vous l’associez à une sensation de confiance et de bien-être. Grâce à l’ancrage positif, vous pouvez vous conditionner mentalement à mieux gérer l’inconfort.
💡 Exercice : créez votre ancrage positif
- Repensez à un moment où vous vous êtes senti confiant et fort : une réussite passée, un compliment qui vous a marqué, un moment où vous avez dépassé une peur.
- Ancrez cette sensation : fermez les yeux et revivez cette expérience comme si vous y étiez. Ressentez pleinement la fierté, la confiance, l’assurance que vous aviez à ce moment-là.
- Associez ce souvenir à un geste ou un mot-clé : par exemple, pressez légèrement votre pouce et votre index ensemble, ou répétez un mot qui vous booste.
- Testez cet ancrage avant une situation stressante : juste avant de vous lancer dans une situation inconfortable, refaites ce geste ou dites ce mot-clé. Cela aidera votre cerveau à retrouver la sensation de confiance liée à votre souvenir.
En appliquant ces exercices régulièrement, vous verrez que sortir de votre zone de confort devient moins effrayant… et même stimulant !
Conclusion
Sortir de sa zone de confort ne se fait pas en un jour, mais chaque action, même minime, renforce notre capacité à évoluer. En comprenant pourquoi notre cerveau résiste au changement et en appliquant des stratégies adaptées, nous pouvons dépasser nos peurs et nous challenger au quotidien.
L’essentiel est de passer à l’action, car c’est en osant, un pas après l’autre, que l’on construit un véritable changement.
Pour passer à l’action, je vous invite à nous rejoindre lors des « Rendez-vous bien dans ma life » tous les jeudis à 18 heures. En rejoignant notre groupe facebook, vous pourrez également regarder le replay de l’événement.
PS : C’est mon mari, André, qui m’à permis de prendre connaissance de votre visioconference.
Gratitude
Je suis ravi que ma conférence vous ait plu Corinne !